En France, seulement 48 % des filles et 24,5 % des garçons de 16 ans disposent d'un schéma vaccinal HPV complet — un chiffre alarmant quand on sait que l'objectif national vise 80 % d'ici 2030. Les données les plus récentes de 2025 montrent toutefois que 62 % des filles et 46 % des garçons de 15 ans ont reçu au moins une première dose de Gardasil 9, ce qui révèle un écart significatif entre l'initiation du schéma et sa complétude — une raison supplémentaire d'inciter les familles à terminer le schéma entamé. Face à ce constat, beaucoup de familles ignorent encore que la sage-femme est pleinement habilitée à prescrire et à pratiquer cette vaccination, pour les filles comme pour les garçons, de 11 à 26 ans révolus, sans ordonnance médicale préalable. Florian Lefait, sage-femme installé à Denain, accompagne au quotidien ses patientes et patients dans cette démarche de prévention essentielle. Avec près de 6 400 nouveaux cas de cancers liés au HPV chaque année en France et 1 100 décès dus au seul cancer du col de l'utérus, comprendre qui peut bénéficier de cette vaccination — et à quel coût — n'a jamais été aussi crucial.
Le papillomavirus humain, ou HPV, regroupe près de 200 types de virus différents. Il se transmet principalement lors de rapports sexuels, et son ampleur est considérable : environ 80 % des personnes sexuellement actives seront infectées au moins une fois au cours de leur vie. Le risque est maximal en début de vie sexuelle, puisque 60 % des primo-infections surviennent dans les cinq ans suivant le premier rapport. Un dépistage des IST à Denain permet d'identifier précocement une éventuelle infection et de mettre en place un suivi adapté.
Dans la majorité des cas, le système immunitaire élimine spontanément le virus. Cependant, chez 5 à 10 % des personnes infectées, le virus persiste au-delà de deux ans et peut provoquer des lésions précancéreuses. En France, cela représente chaque année 35 000 lésions précancéreuses et 3 159 cas de cancer du col de l'utérus diagnostiqués en 2023. Mais le col de l'utérus n'est pas le seul organe menacé : les cancers du vagin, de la vulve, de l'anus, du pénis et de l'oropharynx sont également liés au HPV. Les hommes représentent un quart des victimes de ces cancers.
La vaccination HPV par une sage-femme ne se limite pas aux femmes enceintes ou aux patientes gynécologiques. Depuis le décret n°2023-737 du 8 août 2023, la sage-femme est autorisée à vacciner sans distinction de sexe, en accès direct, c'est-à-dire sans prescription médicale préalable. Avant cette date, la compétence vaccinale des sages-femmes était strictement limitée aux femmes, aux mineurs et à l'entourage de la femme enceinte. Désormais, la liste limitative des vaccins pouvant être prescrits ou administrés par une sage-femme a été abrogée : elle peut vacciner l'ensemble de la population, y compris les hommes adultes, pour tous les vaccins du calendrier vaccinal en vigueur (à l'exception des vaccins vivants atténués chez les personnes immunodéprimées). Concrètement, un adolescent de 11 ans accompagné de ses parents peut tout à fait être vacciné lors d'une consultation avec une sage-femme.
Rappelons que la vaccination masculine est officiellement recommandée depuis le 1er janvier 2021. Les garçons participent autant que les filles à la transmission du virus et sont directement exposés aux cancers HPV-induits. Imaginez un parent qui pense que seule sa fille est concernée par cette vaccination : c'est une idée reçue fréquente, mais inexacte. Les consultations prévention santé sexuelle proposées par les sages-femmes sont prises en charge à 100 % et peuvent même être anonymisées pour les adolescents qui le souhaitent.
Le seul vaccin disponible et recommandé en France est le Gardasil 9®, développé par le laboratoire MSD. Il protège contre 9 souches de HPV, couvrant ainsi 90 % des cancers du col de l'utérus, 85 % des cancers de l'anus et 90 % des verrues anogénitales. Au-delà du col de l'utérus, le Gardasil 9 protège également contre les souches HPV responsables de 70 % des cancers du vagin, 40 % des cancers de la vulve et 60 % des cancers du pénis — des localisations rarement évoquées mais directement concernées par la vaccination pour les deux sexes. Les anciens vaccins (Gardasil quadrivalent et Cervarix) ne sont plus recommandés pour initier un nouveau schéma.
À noter : l'ANSM publie chaque année un rapport de pharmacovigilance sur le Gardasil 9. Son rapport couvrant la période du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025, publié le 15 janvier 2026, confirme qu'aucun nouveau risque n'a été identifié. Sur 217 déclarations d'effets indésirables enregistrées (dont 79 lors de la campagne scolaire), les effets les plus fréquents sont des réactions locales au point d'injection, des céphalées, de la fatigue, des nausées et des malaises brefs — tous résolutifs spontanément.
Le nombre de doses nécessaires dépend de l'âge au moment de la première injection. Pour les jeunes de 11 à 14 ans révolus, la primo-vaccination comprend 2 doses espacées de 5 à 13 mois. C'est l'âge prioritaire, car l'efficacité du vaccin est maximale avant toute exposition au virus. Les données suédoises sont parlantes : 93 % de protection contre les verrues génitales chez les adolescentes vaccinées entre 10 et 13 ans, contre seulement 48 % chez les jeunes femmes vaccinées entre 20 et 22 ans, et 21 % chez celles vaccinées entre 23 et 26 ans — illustrant une décroissance progressive et continue de la protection avec l'âge.
Pour les personnes de 15 à 26 ans révolus, il s'agit d'un rattrapage vaccinal — une nouveauté officielle depuis le 19 décembre 2025. La HAS a motivé cet élargissement (avis du 30 avril 2025) par quatre arguments précis : sécurité et efficacité démontrées chez les jeunes adultes ; bonne acceptabilité du vaccin chez les 18-24 ans ; majorité des moins de 25 ans sans infection active mais à risque élevé d'en acquérir une ; et nécessité de rattraper les vaccinations manquées, notamment pendant la période Covid, tout en permettant aux jeunes adultes devenus majeurs de faire leur propre choix vaccinal, même lorsque leurs parents y étaient opposés durant leur minorité. Le schéma comprend alors 3 doses administrées à 0, 2 et 6 mois. Si vous avez déjà reçu une dose par le passé sans terminer le schéma, il est inutile de tout recommencer : il suffit de compléter avec les doses manquantes.
Exemple concret : Lina Marchetti, 23 ans, étudiante à Valenciennes, avait reçu une seule dose de vaccin HPV en classe de 5e, mais sa famille avait déménagé et la seconde dose n'avait jamais été administrée. Lors d'une consultation de contraception chez Florian Lefait, sage-femme à Denain, elle a appris qu'elle pouvait simplement compléter son schéma vaccinal sans tout reprendre à zéro. Deux injections supplémentaires ont été programmées à 2 mois d'intervalle, et le coût total (environ 233,66 € pour les deux doses restantes) a été intégralement pris en charge par l'Assurance Maladie à 65 % et sa mutuelle étudiante pour le reste — soit zéro euro de sa poche.
Des cas particuliers existent : les enfants candidats à une transplantation ou les personnes immunodéprimées peuvent être vaccinés dès 9 ans, avec un schéma systématique à 3 doses. Sachez également que le Gardasil 9 peut être co-administré avec d'autres vaccins du calendrier, comme le rappel diphtérie-tétanos-coqueluche-poliomyélite ou le vaccin méningocoque ACWY, ce qui permet de réduire le nombre de consultations. Un conseil pratique : vérifiez votre statut vaccinal sur « Mon espace santé », où le carnet de vaccination électronique recense les vaccins déjà reçus et signale ceux à prévoir.
Conseil : après chaque injection, la sage-femme est soumise à une obligation stricte de traçabilité. Elle inscrit dans votre Dossier Médical Partagé (DMP) ou votre carnet de vaccination ses noms et prénoms d'exercice, la dénomination exacte du vaccin administré, son numéro de lot et la date d'administration. Si vous ne disposez pas de DMP, elle transmet ces informations à votre médecin traitant via messagerie sécurisée, avec votre consentement. Pensez à vérifier que ces éléments figurent bien dans votre dossier pour faciliter le suivi de votre schéma vaccinal.
La campagne nationale de vaccination HPV est reconduite pour l'année scolaire 2025-2026. Elle propose la vaccination gratuite à tous les élèves de 5e — filles et garçons — scolarisés dans les établissements publics, privés volontaires et instituts médico-sociaux. Le vaccin et son injection sont intégralement pris en charge, sans aucun coût pour les familles. Les sages-femmes peuvent encadrer et pratiquer ces séances en milieu scolaire, au sein d'équipes mobiles déployées par les centres de vaccination départementaux. Dans le cadre scolaire, le schéma à 2 doses est réparti sur deux années scolaires consécutives, avec un délai maximum de 13 mois entre les deux injections.
La première campagne nationale (2023-2024) a permis une augmentation de 17 points de la couverture vaccinale, atteignant 48 % des jeunes de 12 ans (55 % pour les filles, 41 % pour les garçons). Ces résultats encourageants confirment l'intérêt de cette démarche collective. Pour autant, si votre enfant a déjà 11 ans et n'a pas encore été vacciné, il n'est pas nécessaire d'attendre la campagne scolaire. Un rendez-vous en cabinet permet de débuter le schéma immédiatement. La première dose peut être réalisée en ville, et la seconde au collège dans le cadre de la campagne — les deux approches sont parfaitement compatibles.
En dehors du cadre scolaire, le prix du Gardasil 9 s'élève à environ 116,83 € par dose. L'Assurance Maladie rembourse ce vaccin à 65 % sur une base de 95 €, soit environ 61,75 € remboursés par dose. Le reste à charge est généralement couvert par les mutuelles complémentaires. Avant de débuter le schéma, il est donc conseillé de vérifier les garanties de votre complémentaire santé pour estimer précisément le devis de votre vaccination.
Pour un schéma de rattrapage à 3 doses (15-26 ans), le coût total du vaccin seul atteint environ 350 € avant remboursements. Une fois l'Assurance Maladie et la mutuelle intervenues, le reste à charge est souvent nul ou très faible.
Une nouveauté majeure est entrée en vigueur depuis l'arrêté du 9 décembre 2025 : le remboursement à 65 % est désormais étendu à tous les hommes et toutes les femmes de 11 à 26 ans inclus, quelle que soit l'orientation sexuelle. Auparavant, le remboursement s'arrêtait à 19 ans pour les personnes hétérosexuelles, créant une inégalité d'accès que cette réforme corrige. Plus précisément, avant cette réforme, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) bénéficiaient déjà d'un remboursement du Gardasil 9 jusqu'à 26 ans révolus dans les CeGIDD et centres de vaccination, en raison d'un risque plus élevé de cancer anal et d'infections HPV oro-pharyngées, tandis que les hommes hétérosexuels ne bénéficiaient d'aucun remboursement au-delà de 19 ans. L'arrêté du 9 décembre 2025 a mis fin à cette disparité en ouvrant le remboursement à toutes les personnes de 11 à 26 ans sans distinction. Cette extension vise notamment à rattraper les vaccinations manquées pendant la période Covid et à permettre aux jeunes adultes devenus majeurs de faire leur propre choix vaccinal. Au-delà de 26 ans révolus, le vaccin n'est plus recommandé ni pris en charge.
Après chaque injection, pensez à rester 15 minutes en salle d'attente. Cette recommandation de la HAS permet de prévenir le risque de syncope, un effet bénin mais possible, en particulier chez les adolescents.
À noter : si vous souhaitez connaître précisément le prix restant à votre charge avant de vous engager, n'hésitez pas à contacter le cabinet de Florian Lefait à Denain. Il pourra vous établir une estimation personnalisée en fonction de votre âge, du nombre de doses nécessaires et de votre couverture mutuelle, afin que la question du coût ne soit jamais un frein à votre prévention.
C'est une idée reçue qu'il faut absolument déconstruire : être vaccinée ne dispense en aucun cas du dépistage par frottis. Le Gardasil 9 couvre 90 % des cancers du col de l'utérus, mais pas la totalité des souches oncogènes. Le dépistage reste donc obligatoire pour toutes les femmes de 25 à 65 ans, vaccinées ou non.
Le protocole actualisé prévoit un frottis cytologique à 25 ans puis à 26 ans, suivi d'un frottis tous les 3 ans jusqu'à 29 ans si les résultats sont normaux. À partir de 30 ans, le dépistage passe au test HPV-HR (recherche directe du virus à haut risque), réalisé tous les 5 ans. Si le test HPV-HR revient positif, un frottis cytologique réflexe est immédiatement réalisé pour affiner le diagnostic, avant d'orienter si nécessaire vers une colposcopie. Ce dépistage est remboursé à 100 % dans le cadre du programme organisé par l'Assurance Maladie.
Les chiffres illustrent clairement l'enjeu : chaque année, 235 000 tests de dépistage reviennent anormaux, dont 31 000 révèlent des lésions précancéreuses ou cancéreuses. Le dépistage seul permet d'éviter 90 % des cancers du col. Associé à la vaccination, ce taux grimpe à 97 %. Pour les femmes réticentes au frottis classique, l'auto-prélèvement vaginal constitue une alternative simple et accessible. L'Australie, où la couverture vaccinale dépasse 80 %, envisage déjà l'éradication du cancer du col d'ici une quinzaine d'années grâce à cette double stratégie.
La vaccination HPV par une sage-femme constitue un geste de prévention majeur, accessible et remboursé, qui protège durablement filles et garçons contre des cancers évitables. Associée à un suivi gynécologique régulier, elle offre une protection quasi complète.
Florian Lefait, sage-femme à Denain, propose une prise en charge globale de la santé féminine et de la prévention : suivi de grossesse, préparation à la naissance, consultations de gynécologie préventive, contraception et, bien sûr, vaccination HPV. Son approche bienveillante et personnalisée permet d'aborder ces sujets dans un cadre rassurant et confidentiel.
Que vous soyez parent d'un adolescent, jeune adulte non encore vacciné ou femme souhaitant vérifier son statut vaccinal et planifier un frottis de dépistage, n'hésitez pas à prendre rendez-vous. Chaque consultation est l'occasion de faire le point sur votre prévention et de poser toutes vos questions en toute confiance.