Près de huit femmes sur dix surestiment la douleur liée à la pose d'un stérilet chez une sage-femme, alors que le geste dure moins de cinq minutes et provoque des sensations comparables à des crampes de règles. Beaucoup ignorent aussi que ce dispositif est accessible aux femmes n'ayant jamais eu d'enfant, contrairement à un mythe encore tenace. Depuis 2009, les sages-femmes sont légalement habilitées à prescrire, poser et retirer un DIU pour toutes les femmes en bonne santé. Florian LEFAIT, sage-femme installé à Denain, accompagne régulièrement ses patientes dans cette démarche avec bienveillance et professionnalisme. Du choix du dispositif au suivi post-pose, voici les étapes concrètes pour aborder ce rendez-vous en toute sérénité.
Le stérilet, aussi appelé Dispositif Intra-Utérin (DIU), est un petit dispositif en forme de T d'environ 3 cm, inséré dans la cavité utérine. Il en existe deux types, et le choix entre les deux mérite d'être réfléchi avec votre sage-femme lors d'une consultation dédiée à la contraception à Denain.
Le DIU au cuivre fonctionne sans aucune hormone. Le cuivre possède une action spermicide qui rend les spermatozoïdes inactifs, tout en préservant votre cycle naturel. Son efficacité atteint 99,2 % (indice de Pearl) et sa durée de vie varie de 5 à 10 ans selon le modèle. En revanche, il peut entraîner des règles plus abondantes et plus longues, surtout les premiers mois.
Le DIU hormonal, quant à lui, diffuse en continu du lévonorgestrel, une hormone progestative de synthèse. Il épaissit la glaire cervicale pour bloquer le passage des spermatozoïdes et atrophie la muqueuse utérine. Son efficacité monte à 99,7 %, pour une durée de 3 à 8 ans. Il réduit significativement les saignements et les douleurs menstruelles, voire supprime les règles chez certaines femmes. Il constitue une option particulièrement bénéfique en cas de règles abondantes ou d'endométriose.
Ces bénéfices doivent toutefois être mis en balance avec les effets indésirables possibles. Selon les données de l'ANSM, chez 1 à 10 % des utilisatrices, on observe : dépression, anxiété, irritabilité, baisse du désir sexuel, migraine, acné, kystes ovariens, prise de poids, tension des seins ou nausées. Plus rarement (moins d'1 femme sur 100) : chute de cheveux, hyperpigmentation cutanée ou œdèmes. Ces effets sont réversibles à l'arrêt du dispositif. En cas d'aggravation de migraines, d'augmentation importante de la tension artérielle, de survenue d'une jaunisse, d'un accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire) ou d'une infection génitale, le retrait du DIU hormonal pourra être envisagé. Chez les femmes diabétiques, une surveillance renforcée de la glycémie peut également être nécessaire.
Comment trancher ? Adaptez votre choix à votre profil. Si vous êtes sensible aux hormones — baisse de libido, migraines, prise de poids — privilégiez le cuivre. Si vos règles sont abondantes et douloureuses, le DIU hormonal peut considérablement améliorer votre confort. Ne choisissez jamais sur un seul critère : votre sage-femme vous aidera à peser le pour et le contre.
À noter : le DIU, qu'il soit au cuivre ou hormonal, ne protège pas contre les infections sexuellement transmissibles ni contre le VIH. L'usage du préservatif reste indispensable en cas de rapports à risque, quelle que soit la méthode contraceptive intra-utérine choisie.
Côté budget, le coût du DIU au cuivre en pharmacie se situe entre 20 et 30 €, tandis que le DIU hormonal coûte entre 105 et 130 € environ (tarif de responsabilité Ameli : 126,69 €, octobre 2024). La Sécurité sociale rembourse 65 % du tarif de responsabilité pour les femmes de plus de 26 ans. Pour les moins de 26 ans, la prise en charge est intégrale, à 100 %, sans avance de frais.
La pose et le retrait sont remboursés à 70 % du tarif conventionné, avec un éventuel supplément entre 30 et 80 € selon le professionnel et la complexité de l'acte. Votre mutuelle peut compléter le ticket modérateur restant. Si vous bénéficiez de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS), la prise en charge atteint 100 %. N'hésitez pas à vous renseigner avant votre rendez-vous pour anticiper le reste à charge.
Exemple : Clémence Maréchal, 23 ans, étudiante à Valenciennes, a choisi un DIU hormonal posé par une sage-femme conventionnée. Le prix en pharmacie s'élevait à 126,69 €. Ayant moins de 26 ans, elle a bénéficié d'une prise en charge à 100 % par l'Assurance maladie, sans aucune avance de frais, ni pour le dispositif ni pour la consultation de pose. Au total, son reste à charge a été de 0 €.
La pose d'un stérilet chez une sage-femme ne se fait jamais lors d'un premier rendez-vous. Deux consultations sont nécessaires. Lors de la première, votre sage-femme recueille vos antécédents médicaux, réalise un examen gynécologique si nécessaire, et vérifie l'absence de contre-indications. Un dépistage des IST, notamment Chlamydiae, peut être recommandé si vous avez moins de 25 ans, conformément aux recommandations de la HAS.
Les principales contre-indications sont une grossesse en cours, une infection génitale récente, une malformation utérine ou des saignements inexpliqués. Pour le DIU hormonal s'ajoutent les tumeurs hormono-dépendantes, les pathologies hépatiques et certaines maladies cardiovasculaires. Si tout est favorable, votre sage-femme prescrit le DIU à aller chercher en pharmacie avant le second rendez-vous.
Concernant le moment idéal, la pose est de préférence programmée en fin de règles. Le col de l'utérus est alors naturellement légèrement ouvert, ce qui facilite l'introduction du dispositif et garantit une efficacité contraceptive immédiate pour le DIU au cuivre. Ce n'est pas une obligation, mais c'est la période la plus confortable, en particulier pour les femmes n'ayant jamais accouché.
Non. C'est l'une des idées reçues les plus tenaces. Depuis 2004, le DIU a reçu une autorisation de mise sur le marché pour les nullipares en France. La HAS recommande explicitement depuis 2016 de proposer le DIU à toutes les femmes, quelle que soit leur parité. L'OMS confirme depuis 2005 qu'il n'existe aucune contre-indication liée au fait de ne pas avoir eu d'enfant.
Chez les nullipares, le col est toutefois plus tonique et les orifices plus rétrécis, ce qui peut rendre la pose légèrement plus inconfortable. Des stérilets de petite taille, dits « short », sont spécialement conçus pour s'adapter à cette anatomie. Trois modèles de stérilets au cuivre « short » sont notamment disponibles en France : le Multiload CU 375 SL, le LIT 380 short et le NT 380, tous à surface cuprique de 375 à 380 mm². Ces références sont à demander explicitement à votre sage-femme lors de la consultation préalable, afin qu'elle sélectionne le modèle le plus approprié à votre situation.
Quelques précautions simples permettent d'aborder la séance sereinement. Prenez un antalgique environ une heure avant le rendez-vous : du paracétamol ou de l'ibuprofène. Une étude publiée dans le CMAJ en 2024 confirme que l'association paracétamol et anti-inflammatoire non stéroïdien, prise 60 minutes avant l'insertion, atténue efficacement la douleur.
Mangez légèrement avant la consultation. Venir à jeun augmente le risque de malaise vagal — cette réaction bénigne mais impressionnante qui peut provoquer vertiges, nausées ou sensation de faiblesse. Un petit encas suffit à l'éviter. Enfin, n'hésitez pas à exprimer vos appréhensions à votre sage-femme. Elle peut adapter son rythme, proposer un gel de lidocaïne sur le col, ou guider votre respiration tout au long du geste.
Voici précisément ce qui se passe lors du rendez-vous de pose :
La durée totale du geste est généralement inférieure à cinq minutes. Le dispositif ne se sent pas au quotidien, ni lors des rapports sexuels. Vous avez le droit de demander une pause à tout moment pendant la procédure.
Les crampes ressenties sont comparables aux douleurs de règles, un peu plus intenses au moment de l'hystérométrie et de l'insertion. Un petit saignement immédiat est possible. Ces sensations sont passagères.
Un malaise vagal peut survenir — chaleur, vertiges, nausées — mais il est bénin et réactionnel. Il est prévenu par la prise alimentaire préalable. Pour mieux tolérer le geste, pratiquez une respiration lente et profonde ou demandez à votre sage-femme de maintenir une conversation qui vous distraira. L'étude du CMAJ (2024) confirme que ces techniques de distraction cognitive réduisent l'intensité perçue de la douleur. Si vous le souhaitez, une lidocaïne topique peut être appliquée sur le col cinq minutes avant l'insertion, ou un bloc paracervical réalisé par des praticiens expérimentés.
Conseil : pour les patientes présentant des antécédents de traumatisme ou un niveau d'anxiété élevé — facteurs associés à des scores de douleur plus élevés lors de la pose — une sédation ou une inhalation d'oxyde nitreux (MEOPA) peut être discutée avec votre praticien. Cette option nécessite toutefois de faire appel à une structure disposant d'un accès à l'anesthésiologie. N'hésitez pas à en parler dès la consultation préalable pour anticiper cette prise en charge.
Dans les jours qui suivent, des crampes pelviennes et de légers saignements peuvent persister jusqu'à un mois. C'est tout à fait normal. Pour vous soulager, appliquez une bouillotte chaude sur le bas-ventre, prenez un antispasmodique ou du paracétamol. Évitez les rapports sexuels pendant au moins 24 heures afin de limiter le risque infectieux, le temps que le col se referme. Concernant les tampons et les coupes menstruelles, ils sont déconseillés pendant plusieurs semaines après la pose (et non seulement 24 heures), car ces dispositifs peuvent exercer une traction sur les fils et favoriser l'expulsion du DIU, notamment en cas de saignements abondants.
Si votre DIU hormonal a été posé en dehors des 7 premiers jours du cycle, utilisez un contraceptif complémentaire pendant 7 jours. Un contrôle est recommandé entre 1 et 3 mois après la pose pour vérifier la bonne position du dispositif, sa tolérance et l'absence d'infection pelvienne.
Chaque mois, après vos règles, vérifiez vous-même la présence des fils en introduisant un doigt dans le vagin jusqu'au col. Cette habitude simple permet de détecter une éventuelle expulsion partielle. Le taux d'expulsion est inférieur à 5 % au cours de la première année ; chez les nullipares, il est estimé entre 2 et 8 %. L'expulsion peut être silencieuse (sans aucun symptôme), ou se manifester par des contractions, des saignements inhabituels, la sensation que les fils sont plus longs qu'habituellement, ou une douleur pelvienne inhabituelle. Elle est plus fréquente dans les trois premiers mois suivant la pose.
Si les fils ne sont plus perceptibles lors d'un contrôle, la sage-femme peut tenter de les localiser dans le canal cervical à l'aide d'une cytobrosse. En cas de doute sur la localisation du DIU, une échographie pelvienne est réalisée en première intention. Si l'échographie est insuffisante, une radiographie peut confirmer la présence et la position du dispositif.
Consultez rapidement si vous observez l'un de ces signaux d'alerte : fièvre supérieure à 38 °C, douleurs pelviennes intenses persistantes, pertes malodorantes, saignements abondants au-delà de deux semaines, impossibilité de sentir les fils ou suspicion de grossesse. Ces situations peuvent indiquer une infection, une expulsion ou, très rarement, une perforation utérine.
À noter : si une grossesse survient malgré un DIU hormonal (type Mirena®), le risque relatif de grossesse extra-utérine est augmenté, même si le risque absolu reste faible (environ 0,1 pour 100 années-femmes, source : RCP Mirena® ANSM). Toute douleur abdominale basse associée à une absence de règles doit faire évoquer une grossesse ectopique et conduire à consulter en urgence.
Pensez à planifier le retrait avant l'expiration de la durée de vie de votre DIU : 5 à 10 ans pour le cuivre, 3 à 8 ans pour l'hormonal. Au-delà, l'efficacité contraceptive diminue progressivement. Le retrait est un geste simple et rapide, généralement indolore. Le retour de fertilité est quasi immédiat : pour le DIU au cuivre, l'ovulation est possible dès le cycle en cours ; pour le DIU hormonal, la majorité des femmes retrouvent leur cycle en un à deux mois. Aucun impact négatif sur la fertilité future n'a été démontré.
Un point important à connaître : la protection contraceptive cesse à la seconde du retrait. Si un rapport sexuel non protégé a eu lieu dans les 5 jours précédant le retrait, le risque de grossesse existe dès l'ablation du DIU, car les spermatozoïdes survivent jusqu'à 5 jours dans les voies génitales. Il est par ailleurs conseillé d'attendre au moins un cycle menstruel normal après le retrait avant de chercher à concevoir, pour permettre à l'endomètre de se reconstituer.
Exemple : Inès Verstraete, 30 ans, résidant à Lourches, portait un DIU au cuivre depuis 7 ans. Souhaitant un premier enfant, elle a consulté Florian LEFAIT pour le retrait. Lors de cette consultation, il lui a rappelé que la fertilité pouvait revenir dès le cycle suivant et lui a conseillé d'attendre la survenue d'au moins une menstruation normale avant de tenter une conception, le temps que la muqueuse utérine retrouve son épaisseur optimale. Deux mois après le retrait, son cycle s'était parfaitement régularisé.
Si vous résidez à Denain ou dans les environs et que vous envisagez la pose d'un stérilet, Florian LEFAIT vous accueille dans son cabinet pour un accompagnement personnalisé. Sage-femme diplômé d'État, il assure le suivi gynécologique de prévention, la prescription et la pose du DIU dans un cadre bienveillant, à l'écoute de vos besoins et de vos appréhensions. N'hésitez pas à prendre rendez-vous pour une première consultation : chaque question mérite une réponse claire, et chaque étape sera abordée à votre rythme.